Mon initiation
Je fais de la musique depuis que j’ai 10ans, mais ça ne veut pas dire grand chose au fond. J’ai fait du piano, de la guitare, de la batterie, de l’accordéon, du violon… en fait j’ai touché un peu à tout, mais on s’en fout un peu aussi je crois, d’autant que j’ai touché plus que joué. J’ai écouté beaucoup de musique ceci dit. Enfin, j’ai aussi regardé plein de films et lu plein de livres, si ça intéresse quelqu’un.
Mes influences
A l’origine je dirais que c’est la musique psychédélique qui m’a ouvert les oreilles. Du genre Jimi Hendrix, et ça restera probablement ma meilleure expérience acoustique. J’ai bien eu ma passade Doors, Led Zep, etc… mais Jimi Hendrix, c’est du grand art. Ensuite j’ai fait pas mal de tours dans l’univers sonore, je suis allé voir du côté Nirvana, je suis tombé sur NTM, je suis passé par Bob Marley, j’ai découvert Meshuggah, je suis retombé sur Queen, je suis reparti vers les Pixies, je suis revenu sur Beethoven, je suis même allé jusqu’à Carl Cox… tout ça c’est des grands noms mais évidemment je suis allé écouter en profondeur dans les styles des uns et des autres. Tout ça pour dire que j’ai tardé à apprécier la chanson française. Y’a bien des artistes qui résonnaient dans ma tête comme Daho, Renaud, Ferré… mais ce n’était pas le gros de ma culture si on peut dire.
Curriculum Vitae
1994 – Je suis un dur, je fais du Rock
Après avoir dégusté le live à Donington d’ACDC, je me suis acheté une guitare électrique, la SG Gibson évidemment, et j’ai monté mon premier groupe vers 13ans. On faisait pas mal de reprises rock. A l’époque je jouais avec un seul doigt et sur une seule corde, mais c’était du sérieux. On avait mis les boites d’œuf aux murs et la moquette au sol, c’est dire. Donc j’ai roulé ma bosse comme ça pendant quelques années, 3 pour être précis. Puis j’ai dû trouver une autre formation, ma première s’étant disloquée naturellement, j’ai donc rejoint un groupe qui cherchait un guitariste/chanteur. J’avais fait quelques progrès depuis, je jouais avec tous les doigts, bon, ok, pas le petit, mais je chantais presque juste donc ça le faisait quand même. J’avais 19ans, et là ça tournait, on faisait plein de concerts, c’était la folie, que des compos, on se faisait tous les bars qui voulaient de nous, partout en France et même quelques uns à l’étranger. Ça a duré un an, mais c’était intense. Et puis le parcours des uns et des autres a fait que le groupe s’est dissout, les lois de la nature humaine. Je suis retourné chez le disquaire (c’était quand même bien les disquaires), et il m’a fait découvrir le métal… le Métal Hardcore.
2002 – Je suis un gros dur, je fais du Métal
J’ai écouté « Switching Rhetorics » de Shora, et je me suis dis : « Pfou, c’est vraiment impressionnant ! » J’ai trouvé un groupe qui cherchait un chanteur, et je l’ai rejoint immédiatement. On a travaillé un peu plus d’un an pour mettre en place les compos, on a tellement travaillé, qu’on a oublié de faire des concerts, certains d’entre nous sont devenus papa, et le groupe n’est jamais sorti de la cave. J’ai refilé mon ampli à un pote, et ma guitare à un autre, de toute façon je ne m’en servais plus depuis un bon moment déjà.
2005 – Je suis plusieurs, j’arrête la Musique
Me voilà responsable de famille, je dois trouver un boulot, un vrai. Enfin je dois trouver de la thune surtout, de la vraie. J’ai fais tout et n’importe quoi. J’ai vraiment fait plein de trucs différents, j’ai vraiment essayé d’avoir un vrai métier comme on dit, mais on s’en fout un peu, c’est juste pour dire que j’ai fuis le plus possible la musique, parce que je suis un mec sérieux moi. Et puis artiste c’est pas un métier de toute façon. Bref, j’ai tant bien que mal construit une famille avant de me construire une carrière, c’était peut-être pas le chemin qu’on me conseillait, mais moi je l’ai fait comme ça. D’abord une femme, et puis ensuite des mômes… la retraite et tout le reste on verra quand je serais mort. Y’en a qui privilégie la carrière pour en profiter plus tard, moi j’ai choisi l’amour et la vie d’abord. Freud doit bien avoir une explication bienséante à ce sujet.
2006 – Je suis vraiment beaucoup dans ma tête
Je m’ennuie un peu, ou plutôt, le créatif qui est en moi s’ennuie sévère. Alors je m’achète une guitare sèche, et j’apprends à jouer de la guitare, pour de vrai cette fois. C’est pas trop mal, je retrouve mes fondamentaux, le psychédélique, le délire et surtout le plaisir. Et c’est parti ! Convaincu que j’ai quelque chose en moi à mettre dans le réel avant de mourir, je me lance dans la création de mon propre groupe. Un pote a une batterie dans le grenier, parfait, ce sera mon batteur. Chérie, ça te dit de chanter ? Ouais ? Nickel, tu seras chanteuse… bon 3 personnes ça fait un groupe, pas besoin de plus, on y va comme ça. Et nous voilà partis dans la composition à outrance, enregistrement studio, clips, et tournée générale, le tout à l’arrache bien comme il faut. Et puis les aléas de la vie… les aléas et la vie… Bon, allez, j’ai une famille à m’occuper, finies les conneries, cette fois je vais me trouver un vrai boulot, j’arrête la musique.
2018 – La révélation (fallait bien placer ce mot)
Jusque là j’avais toujours chanté et écrit en anglais. Puis Johnny parti, un jour de l’an bien arrosé, un ami fan du taulier, et me voilà lancé dans le pari de faire un concert en hommage à l’idole des jeunes. En travaillant sur le sujet, ça m’a obligé d’une certaine façon à m’intéresser plus largement à la chanson française. Du coup, j’ai pris mon temps pour écouter les artistes français, et ceux de la nouvelle scène française comme on dit. Ca m’a donné envie de faire quelque chose, par nostalgie ou par provocation, par devoir ou par indignation, par respect ou par honte… fallait vraiment que je tente un truc là. J’ai pris ma guitare, j’ai composé des morceaux, j’ai pris mon stylo et j’ai écrit des textes, en français du coup, et me voilà, ou me revoilà plutôt.
Pour la dernière fois, et cette fois c’est la bonne.

